Découvrez l'art pyrotechnique québécois
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© Simon Turcotte-Langevin,
2026
Conception graphique : Eric Tousignant,
icônes : WDD
Quand on photographie des feux d'artifices, le temps d'exposition importe peu par rapport à la luminosité de l'image finale. En effet, à moins de photographier un bombardement rapide de bombes, une étoile d'une pièce pyrotechnique n'expose le capteur que très peu de temps par pixel, contrairement à de la photo habituelle, où la lumière est constante pendant l'exposition.
C'est pourquoi (en gros) le temps d'exposition dépend de l'image qu'on veut obtenir, et non pas du type d'effet pyrotechnique. Exposez un kamuro (pièce dorée) et une pivoine rouge pendant 3 secondes, et vous aurez le même résultat que si vous les aviez exposés pendant une seconde : le kamuro sera beaucoup plus sombre que la pivoine dans les deux cas.
Dans mon cas, j'essaie d'avoir des effets pyrotechniques de bas en haut. Il se peut donc que je "retienne" mon déclencheur enfoncé un peu plus longtemps si je viens de poser un groupe de bombes en attendant de voir si je vais pouvoir remplir mon image complètement si des effets de basse altitude sont lancés peu après.
Pour les effets à combustion longue, comme les queues de cheval et les "feuilles mortes", je tiens le déclencheur parfois jusqu'à 20 secondes afin de générer de longues traînées sur l'image finale.
Il m'est arrivé quelques rares fois de "superposer" manuellement deux tableaux éloignés de quelques secondes en cachant l'objectif d'une main en attendant la suite, mais ce que vous voyez sur mon site web a été plus souvent qu'autrement pris d'une seule traite.
Je retravaille un peu mes photos pour corriger l'exposition et la saturation, mais ce qui sort de ma caméra est très similaire aux photos finales que je mets en ligne.
Je prends plus d'une centaine de photos par feu, mais je sélectionne uniquement les meilleures (moins de 20). De ce nombre, j'en considère peut-être 2 ou 3 vraiment réussies... La photo de feux est difficile quand vient le temps de faire le tri, car il faut être très sévère envers soi-même, mais gratifiante quand on finit par trouver une photo qui nous plaît.